Évocation des espritsAvertissement: Le texte qui suit est à titre informatif et pour le divertissement. Il ne reflète en rien l’opinion de la Rédaction.

Pour évoquer les esprits, il faut jouir d’une faculté spéciale, être ce qu’on appelle un médium.

Nous avons tous plus ou moins la faculté médiumnique. Pour développer cette faculté, il est bon de s’exercer selon les méthodes préconisées par les Spirites. On lira avec profit à ce sujet les ouvrages d’Allan Kardec et de Lon Denis.

Suivant les moyens dont se servent les Esprits pour se manifester aux médiums, on divise ceux-ci en médium à effets physiques, médiums sensitifs, médiums auditifs, médiums voyants, médiums parlants, médiums somnambules, médiums guérisseurs et médiums psychographes.

Les médiums à effets physiques produisent des bruits et autres phénomènes matériels.

les médiums sensitifs perçoivent la présence des Esprits par une impression corporelle particulière, des frôlements, des attouchements, etc.

Les médiums auditifs entendent les Esprits parler.

Les médiums parlants sont ceux qui parlent d’après l’Esprit, c’est-à-dire que l’Esprit emprunte leur voix pour s’exprimer et se faire entendre des assistants.

Les médiums voyants voient les Esprits aller et venir. Ils les appellent et s’entretiennent avec eux.

Les médiums somnambules diffèrent du somnambulisme ordinaire en ce que ce dernier n’obéit qu’à l’impulsion de sa propre âme.

Les médiums guérisseurs sont ceux qui sont médiumnisés par des esprits ayant l’art de guérir.

Les médiums psychographes sont ceux dont la main sert aux esprits pour tracer immédiatement les réponses aux questions adressées.

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Les médiums physiques obtiennent des manifestations matérielles, des bruits, des transports d’objets d’un endroit à un autre et des ectoplasmes.

Leur moyen de communication avec les Esprits le plus courant est la table tournante.

Pour enregistrer la communication, les personnes présentes se placent autour de la table et posent leurs mains à plat tout autour, leurs deux pouces se touchant, tandis que leurs petits doigts touchent ceux de leurs voisins.

Ceci fait, on doit observer le silence le plus parfait et ne penser qu’à l’opération à laquelle on s’adonne tout en désirant du fond du coeur la présence du cher Esprit.

Il s’agit d’être patient, l’effet ne se produisant généralement pas tout de suite. Ce n’est parfois qu’au bout de vingt minutes la table commence à s’agiter. Le délai dépend beaucoup de la force médiumnique des personnes agissantes.

Bientôt la table craque légèrement, produisant ce qu’on appelle des raps. Elle s’agite un peu, tressaille et se soulève. Il peut aussi arriver qu’elle sursaute, qu’elle tourne, qu’elle s’incline d’un côté ou d’un autre.

Il faut alors veiller à ne pas gêner ses mouvements en maintenant légèrement les mains à sa surface.

La table étant bien en action, on pose la première question:

– Esprit, es-tu là ? Un coup pour oui, deux coups pour non.

La table ayant répondu, on interroge l’esprit sur son nom, etc.

Si l’on veut faire répondre par des phrases ses entières, on emploie les lettres de l’alphabet. Un coup signifie a, deux coups b, trois coups c, quatre coups … etc.

Quelquefois la table fait entendre une série de bruits secs puis, se détachant entièrement du sol, elle se soulève dans l’espace, monte jusqu’au plafond, redescend lentement, se balance dans l’air, se pose légèrement sur le sol ou s’y précipite tout à coup en s’y brisant. Il ne faut rien faire pour gêner ses mouvements.

Quand un médium physique abjure l’Esprit de produire un mouvement, il sature de son périsprit l’objet déterminé. Ce
périsprit se combine avec le fluide du médium et des assistants et l’objet soumis à l’action de cette double force entre en action.

C’est ainsi que l’on peut comprendre comment une personne très faible peut soulever sous l’influence des Esprits un meuble pesant, qui représente plusieurs fois son propre poids.

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À la fin du dix-septième siècle, les Esprits se sont manifestés avec beaucoup d’éclat au moyen de la baguette divinatoire.

C’est un bâton très léger., d’environ 40 centimètres de longueur, légèrement recourbés et portant à l’une de ses extrémités une petite fourche. On tient la baguette verticalement comme un pendule.

Dans cet état, si une influence spirite se fait sentir sur la baguette, elle se met à osciller vivement ou a tressailli comme une corde métallique.

La baguette divinatoire a d’autres propriétés: découvrir les sources, les trésors cachés, rechercher les meurtriers, les personnes disparues, etc., etc.

À la fin du dix-neuvième siècle, les spirites découvrirent le ouija.

Il s’agit d’un assez grand carton rectangulaire sur lequel les lettres de l’alphabet sont tracées à partir de la gauche.

Les opérateurs placent au bas du ouija, soit une soucoupe, soit une pièce métallique. Ils placent leurs mains à plat sur cette dernière et attendent dans le Plus grand silence la manifestation de l’esprit.

Au bout d’un certain temps, la soucoupe partira d’elle-même vers la lettre choisie par l’Esprit, reviendra à son point de départ et repartira vers une autre lettre, formant ainsi des phrases complètes.

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Il arrive fréquemment que de curieux phénomènes se produisent quand les Esprits veulent d’eux-mêmes se mettre en rapport avec nous.

Ils signalent généralement leur présence par des petits coups répétés, des petits chocs, des craquements dans certains meubles, des souffles, etc.

Il est imprudent de ne pas tenir compte de ces appels. Il est préférable dans tous les cas de s’assurer de la présence d’un esprit.

Pour se rendre compte si un bruit inaccoutumé a une cause naturelle ou surnaturelle, il faut mentalement désirer entendre ces mêmes bruits à un intervalle égal. Si ce commandement mental réussit, on s?e trouve sans nul doute en présence d’un Esprit.

Il faut alors lui demander ce qu’il désire et lui donner le moyen de manifester sa volonté, soit par le truchement de la table.

Soit en se plaçant devant une feuille de papier en tenant un crayon à la main sur la feuille. Dans ce dernier cas, l’écriture automatique se manifestera bientôt et on sera tout étonné de se voir tracer sur le papier des mots étrangers à sa propre volonté.

Cependant, les Esprits ne se manifestent pas toujours d’une manière aussi anodine. Quelquefois, et surtout dans les maisons
hantées, leur présence s’annonce par des bruits violents, les meubles sont bousculés, la vaisselle vole, les vitres sont cassées sans qu’aucune cause naturelle puisse en donner l’explication.

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Il faut ajouter à ce qui précède qu’il est inutile d’évoquer les diables et les démons par les moyens spirites. Ce n’est nullement d’ailleurs le but du spiritisme.

Les Êtres Infernaux n’apparaissent que s’ils son évoqués selon les procédés et rites indiqués plus haut.

Il est arrivé, à Flavigny, en Bourgogne qu’une personne ayant signé un pacte avec Lucifuge Rofocale voulut ensuite, une nuit, le faire parler au moyen de la table spirite, et ceci, en compagnie d’autres personnes.

La table s’arracha d’un seul coup des mains des assistants, puis, tournant autour de la pièce close, elle brisa tout sur son passage et finalement éclata elle-même en mille morceaux.

Le disciple de Lucifuge Rofocale n’y revint plus,

Source: Diable, démons et Vampires. Édition: Poche Sélect. 1977