BaalAvertissement: Le texte qui suit est à titre informatif et pour le divertissement. Il ne reflète en rien l’opinion de la Rédaction.

Le terme Baal n’est pas à l’origine religieux : cet appellatif répandu dans de nombreuses langues sémitiques dénote un être respectable, le seigneur, le maître, le propriétaire ou parfois l’époux. Ce titre est particulièrement appliqué à une divinité de l’orage et de la fertilité proche-orientale, nommée Melqart en Phénicie ou Adad en Syrie. De nombreux noms de rois sont également précédés de cette particule. Le mot n’était d’ailleurs pas utilisé qu’à des fins honorifiques ;  un rabbin particulièrement reconnu était appelé Baal Shem Tov.

Baal est une appellation générique d’un dieu, accompagnée d’un qualificatif qui révèle quel aspect est adoré : Baal Marcodés, dieu des danses sacrées ; Baal Shamen, dieu du ciel ; Baal Bek, le Baal solaire ; et surtout, Baal Hammon, le terrible dieu des Carthaginois. Ainsi, chaque région avait son dieu, son Baal local.

Baal est devenu l’appellation punique de nombreux dieux d’origine sémite dont le culte a été célébré depuis le IIIe millénaire av. J.-C.jusqu’à l’époque romaine. Bealiah , qui signifie « Jah (YHWH) est Baal ». Il s’agit d’un point de vue de la religion hébraïque d’un blasphème, car remettant en cause l’unicité de Dieu, puisque la Bible considère les « Baal » étrangers comme de faux dieux.

Son nom – le maître ou l’époux – se retrouve partout dans le Moyen-Orient, depuis les zones peuplées par les sémites jusqu’aux colonies phéniciennes, dont Carthage. Il est invariablement accompagné d’une divinité féminine (Astarté, Ishtar, Tanit), même s’il est hermaphrodite.

Culte

Les textes bibliques témoignent de la « lutte acharnée » qui prend place à partir du ixe siècle contre la vénération des divinités qu’incarne Baal qui concurrencent YHWH, divinité d’Israël en voie de « monothéisation ». C’est de loin la divinité vétéro-testamentaire la plus mentionnée après YHWH (le Seigneur) ou Elohim, avec près de 90 occurrences. Le Coran en fait mention dans la Sourate 37 versets 125 «123. Elie était, certes, du nombre des Messagers -124. Quand il dit à son peuple: «Ne craignez-vous pas [Allah]?» -125. Invoquerez-vous Ball (une idole) et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs,-126. Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres?».

On le décrit comme le culte du veau d’or dans le livre d’Osée. Dans la Bible, il n’a aucune identité précise, mais rassemble toutes les divinités qui pourraient détourner le peuple de Dieu du droit chemin. C’est pourquoi dans le Livre des Juges, chaque histoire commence par : « Le peuple de Dieu se détourna du Seigneur et adora les Baals et les Astartés. » De la même façon, « Astartés » rassemble les divinités se référant à Ishtar, la déesse de Babylone. Paradoxalement, certains passages bibliques attribuent à Dieu des spécificités « baaliques » : à l’instar de Baal, Dieu habite sur une montagne, il amène la pluie, la fertilité et les récoltes ou est qualifié de « chevaucheur des nuées ».

À ce culte est associé la prêtrise, et des sanctuaires sur chaque colline, appelés hauts lieux. À l’intérieur se trouvaient des icônes et statues de Baal, et à l’extérieur des colonnes de pierre (probablement les symboles phalliques de Baal), des poteaux sacrés qui représentaient Ishtar, et des autels à encens. Ce culte était associé aussi dans l’esprit à certains corps célestes (soleil, étoiles).

Selon la Bible, des prostitués, mâles et femelles, servaient sexuellement sur les hauts lieux et certains passages bibliques rapportent parmi les rituels chaldéens des sacrifices d’enfants pour obtenir les faveurs de la divinité, dans le livre de Jérémie (19:5 ) : « Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : Ce que je n’avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m’était point venu à la pensée ». Néanmoins, les liens entre de tels sacrifices et les cultes de Baal ne sont pas nombreux dans les textes bibliques et les sources extra-bibliques ne sont pas probantes sur de tels liens.

Hannibal (en phénicien Hanni-baal) signifie « qui a la faveur de Baal ». Ce nom a été porté par le fils du général carthaginois Hamilcar Barca.

Baal comptait un temple important à Émèse en Syrie, dont la grand-prêtrise appartenait à la famille des Bassianides. En 218, son grand-prêtre devint empereur de Rome sous le nom d’Héliogabale, grâce à une parenté avec les Sévères par les femmes. Héliogabale imposa pour un temps son culte aux Romains. Ceux-ci le détrônent à cause de ses excès, notamment religieux.

Source: Wikipédia.

Les sous-secrétaires d’État infernaux dépendent directement des ministres susnommés.

Dépendent de Lucifuge Rofocale:

Celui-ci est chargé spécialement par son ministre de la punition des gourmands, des orgueilleux et des colériques. Il prend souvent la forme d’une araignée afin de mieux s’emparer, à l’aide de ses huit pattes, de sa victime. Il englue les colériques dans une toile et provoque chez eux des colères infinies que rien ne vient jamais apaiser.

Il rabaisse les orgueilleux en les contraignant à des autocritiques interminables et en les vouant à la dérision des démons de sa cohorte.

Il gave les gourmands maudits d’excréments et d’immondices variées.

C’est Baal qui avait été reconnu comme Dieu par les Philistins, et chacun sait qu’il ne leur amena pas la victoire dans le combat contre les Israélites. Il joua d’ailleurs des rôles importants dans tout le Moyen-Orient, notamment chez les Hittites, les Sumériens et les Chaldéens. Il a les honneurs de la Bible dans de nombreux versets, car il fut le premier des antisémites.

L’évocation et le pacte.

Informations générales sur le pacte et l’évocation.

On s’adresse à ce personnage considérable qui fut un dieu pour les Sumériens et les Chaldéens, lorsqu’on veut tirer vengeance d’une personne d’un rang élevé.

Il ne faut jamais le déranger pour de minces affaires.

Il est très efficace contre les grands de ce monde auxquels il envoie volontiers des malheurs imprévus, des coups du sort.

Baal étant très agressif, foncièrement mauvais et vindicatif, il faut s’adresser à lui avec beaucoup de ménagements et d’humilité.

Ne pas hésiter, le cas échéant, à s’agenouiller devant lui et même à se mettre à plat ventre. Ne jamais le regarder dans les yeux.

ll sera bon de brûler de la myrrhe pour l’encenser car il a été habitué à ce rite par ses adorateurs fanatiques d’autrefois.

Formule évocatoire :

« O Grand Baal, daigne me faire l’honneur d’apparaître, puisque les Trois Grands Maîtres de l’Enfer ne s’y opposent point. »

« N’oublie pas que je te voue un culte à l’instar de tes fidèles Babyloniens, Philistins et Chaldéens. »

« Je veux signer un pacte avec Ta Grandeur et Ta Majesté afin d’obtenir par ta puissance l’accomplissement de mon voeu particulier. »

(À ce moment, il faut expliquer succinctement, mais clairement quelle vengeance on désire tirer d’une personne d’un rang élevé.)

« Si tu m’accordes ce que je veux, dans vingt années révolues, tu seras le maître absolu, et pour l’éternité, de mon âme et de mon corps. »

Source: Diable, démons et Vampires. Édition: Poche Sélect. 1977